mondrian

Dans cette rubrique, je m’interroge sur la trace qu’une oeuvre d’art (spectacle, exposition, performance, etc.) peut générer dans le corps de celui qui la regarde, la perçoit, la reçoit… Je recueille donc le témoignage de spectateurs, cette fois :

QUE DU PAPIER III  + DIDIER DESPLATS  et DAVID HUGUENIN au  L.A.C. – lieu d’art contemporain
Hameau du lac à Sigean (11130).

Le LAC est un des lieux d’exposition le plus inattendu de la région, une immense et ancienne cave viticole que le peintre hollandais Piet Moget et sa fille Layla ont totalement transformée pour accueillir les œuvres d’artistes contemporains. Un lieu baigné de lumière, un espace de 2000 m2 qui allie le dépouillement au charme des vestiges de la viticulture ; quelques cuves sont d’ailleurs devenues de petites salles d’exposition propices aux dessins et aux œuvres plus confidentielles.
L’exposition est visible depuis le 4 avril jusqu’au 4 juin 2017.
Elle regroupe une sélection d’œuvres de la collection de la famille Moget et s’articulera autour du papier dans une mise en espace assez proche des cabinets de curiosités du 18è siècle. Et les œuvres des deux artistes photographes, Didier Desplats et David Huguenin y sont également exposées.

Guillaume-Durrieu-aquerelle-2012,-19,5-x-26,5-cm

Témoignages
In situ, au moment même de leur premier regard sur des œuvres choisies par eux-mêmes,  quelques paroles d’une visiteuse et d’un visiteur, ont été recueillies :
• Devant une aquarelle de  19,5 cm x 26,5 cm, de Guillaume Durieu, sans titre : « Ça me met dans un état de lévitation, un peu comme si je flottais avec le paysage, une espèce d’apaisement, de légèreté et de profondeur en même temps. Ce flou m’attire, je me sens presque voler vers… »
• Devant une huile sur toile, de 100×139, de Piet Mondrian, intitulée Arbre Au Clair de lune
« C’est un tableau très flou, dense, une sorte de grosse masse compacte de laquelle tu n’arrives pas à détailler quoi que ce soit, comme enfermée dans du brouillard. La sensation que ça me génère c’est d’être comme dans un cocon, comme si j’étais emmitouflé dans du coton. Je le sens dans mes terminaisons nerveuses comme une enveloppe, dont il faudrait faire un effort supplémentaire pour sortir. Ni réconfortant, ni gênant, c’est un état de fait, immobile. »

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